Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?
Le problème du chauffage électrique en Pas-de-Calais
Le Pas-de-Calais concentre un parc immobilier particulièrement vulnérable à la flambée des prix de l'électricité. Dans les zones pavillonnaires de l'arrière-pays minier — autour de Lens, Hénin-Beaumont, Liévin, Noeux-les-Mines ou encore Bruay-la-Buissière — des milliers de maisons construites entre 1970 et 1990 sont équipées exclusivement de convecteurs électriques à effet joule. Ces appareils, surnommés "grille-pains" par les professionnels du secteur, transforment 1 kWh d'électricité en exactement 1 kWh de chaleur. Leur rendement est donc plafonné à 100 %, ce qui peut sembler correct jusqu'à ce que l'on comprend qu'une pompe à chaleur produit entre 3 et 4,5 kWh de chaleur pour chaque kWh consommé.
Le littoral du Pas-de-Calais — de Calais à Boulogne-sur-Mer en passant par Le Touquet-Paris-Plage et Berck — présente également une forte proportion de logements tout-électriques, notamment dans les résidences secondaires et les immeubles construits lors des programmes de reconstruction d'après-guerre. La côte d'Opale, malgré sa réputation ventée, bénéficie pourtant d'un climat océanique doux : les températures descendent rarement en dessous de -5°C, même en plein hiver. Cette caractéristique climatique est précisément ce qui rend les pompes à chaleur air/air et air/eau particulièrement efficaces dans le département.
Dans les vallées de l'Authie, de la Canche et de la Lys, comme à Montreuil-sur-Mer, Hesdin ou Hazebrouck, les maisons de maître et les pavillons des années 1980 cumulent souvent le double problème d'une mauvaise isolation et d'un chauffage électrique vieillissant. Le résultat est brutal : une maison de 100 m² chauffée par convecteurs dans le Pas-de-Calais consomme en moyenne entre 15 000 et 22 000 kWh par an rien que pour le chauffage, ce qui représente une facture annuelle de 2 400 à 3 500 euros aux tarifs actuels. Avec la hausse progressive du prix de l'électricité, ces chiffres ne cessent d'augmenter.
La question n'est donc plus de savoir si les convecteurs électriques sont problématiques — c'est une certitude — mais de déterminer quelle solution de remplacement est la plus adaptée, la plus rentable et la plus accessible financièrement pour les propriétaires du Pas-de-Calais.
Tableau comparatif : pompe à chaleur vs radiateurs électriques
Voici une comparaison objective sur les critères essentiels pour un logement de 100 m² situé dans le Pas-de-Calais :
| Critère | Radiateurs électriques | PAC Air/Eau | PAC Air/Air |
|---|---|---|---|
| Rendement (COP) | 1,0 (100%) | 3,0 à 4,5 | 2,5 à 4,0 |
| Coût d'installation | 200 à 600 €/unité | 8 500 à 16 000 € | 3 000 à 8 500 € |
| Facture annuelle (100 m²) | 2 400 à 3 500 € | 650 à 950 € | 750 à 1 100 € |
| Économies annuelles | — | 1 500 à 2 500 € | 1 200 à 2 000 € |
| Aides disponibles | Aucune | Jusqu'à 9 000 € + TVA 5,5% | Jusqu'à 5 000 € + TVA 5,5% |
| Production eau chaude sanitaire | Non (chauffe-eau séparé) | Oui (intégrée ou ballon) | Non |
| Climatisation été | Non | Certains modèles réversibles | Oui (réversible) |
| Confort thermique | Air sec, chaleur rayonnante | Chaleur douce et homogène | Bonne répartition par pièce |
| Impact sur le DPE | Négatif (F ou G fréquent) | Très positif (+2 à 3 lettres) | Positif (+1 à 2 lettres) |
| Durée de vie | 15 à 20 ans | 15 à 20 ans | 15 à 20 ans |
Ce tableau met en lumière un constat clair : si le coût d'installation d'une pompe à chaleur est significativement plus élevé que celui d'un convecteur, les économies réalisées sur la facture d'électricité amortissent l'investissement en 5 à 8 ans dans le contexte climatique du Pas-de-Calais. Au-delà de cette période, chaque année représente un gain net pour le propriétaire.
Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais
Prenons le cas concret d'un pavillon de 100 m² situé dans l'agglomération lensoise, chauffé par des convecteurs électriques, avec une consommation annuelle de chauffage estimée à 18 000 kWh. Le prix actuel du kWh en option base est de 0,2516 €. Nous appliquons une hausse annuelle de 3 % pour tenir compte de l'évolution prévisible des tarifs réglementés.
| Année | Coût cumulé radiateurs électriques | Coût cumulé PAC Air/Eau (après aides) | Économie cumulée |
|---|---|---|---|
| Année 1 | 2 930 € | 5 800 € (installation nette) | — |
| Année 2 | 5 930 € | 6 600 € | -670 € |
| Année 3 | 9 050 € | 7 430 € | +1 620 € |
| Année 4 | 12 280 € | 8 290 € | +3 990 € |
| Année 5 | 15 640 € | 9 180 € | +6 460 € |
| Année 7 | 22 750 € | 11 060 € | +11 690 € |
| Année 10 | 34 200 € | 14 200 € | +20 000 € |
Ces chiffres sont calculés sur la base d'une PAC air/eau installée pour un coût brut de 12 000 €, après déduction de 5 000 € de MaPrimeRénov' et 1 200 € de CEE, soit un reste à charge d'environ 5 800 €. La consommation de la PAC est estimée à 4 500 kWh annuels (COP moyen de 4,0 dans le climat du Pas-de-Calais). Le point de retour sur investissement est atteint dès la troisième année d'exploitation, ce qui est particulièrement rapide.
À noter : Le Pas-de-Calais bénéficie d'un climat océanique avec une température extérieure moyenne en hiver comprise entre 3°C et 7°C. Cette douceur relative permet aux pompes à chaleur air/eau de fonctionner avec un COP moyen hivernal de 3,5 à 4,2 selon les constructeurs, là où une région continentale afficherait des performances inférieures. Arras, Béthune ou Saint-Omer profitent ainsi d'un contexte climato-géographique favorable aux PAC.
Les avantages concrets d'une pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais
Une chaleur douce et homogène adaptée aux hivers atlantiques
Les convecteurs électriques souffrent d'un défaut bien connu : ils chauffent l'air par convection, créant des mouvements de chaleur inégaux et une atmosphère sèche, souvent désagréable dans les maisons peu isolées du bassin minier. La pompe à chaleur air/eau, en revanche, alimente des radiateurs à basse température ou un plancher chauffant, diffusant une chaleur rayonnante douce et constante. Dans les maisons du Pas-de-Calais exposées aux vents atlantiques venant de la Manche, cette régularité thermique représente un confort appréciable au quotidien.
La climatisation réversible pour les périodes estivales
Si les hivers du Pas-de-Calais restent tempérés, les étés deviennent progressivement plus chauds et humides sous l'effet du changement climatique. Les canicules de 2019 et 2022 ont montré que même les côtes de la Manche n'étaient plus à l'abri de températures dépassant 35°C. Une PAC air/air réversible assure à la fois le chauffage hivernal et la climatisation estivale, offrant un confort thermique sur douze mois. Les habitants de Calais, Boulogne-sur-Mer ou Dunkerque — territoire limitrophe — connaissent bien l'humidité marine qui rend les chaleurs estivales particulièrement éprouvantes, et apprécient d'autant plus cette fonctionnalité.
La production d'eau chaude sanitaire intégrée
Les maisons tout-électrique du Pas-de-Calais sont généralement équipées de chauffe-eau électriques classiques, deuxième poste de consommation après le chauffage. Une PAC air/eau peut intégrer la production d'eau chaude sanitaire via un ballon thermodynamique, ou une pompe à chaleur dédiée peut être installée séparément. Dans les deux cas, le coût de production de l'eau chaude est divisé par 2,5 à 3 par rapport à une résistance électrique classique. Sur une famille de quatre personnes, l'économie annuelle sur l'eau chaude peut atteindre 400 à 600 euros supplémentaires.
La valorisation immobilière et l'amélioration du DPE
Dans l'immobilier du Pas-de-Calais, où le prix moyen au mètre carré reste accessible — entre 1 200 et 2 000 euros selon les secteurs — l'installation d'une PAC peut représenter une plus-value relative importante. Un logement qui passe de l'étiquette F à C voit sa valeur augmenter en moyenne de 8 à 15 % selon les études de l'ADEME. À Arras, Boulogne ou dans les communes du bassin minier classées au patrimoine UNESCO, cette amélioration est particulièrement significative sur un marché où les acheteurs sont de plus en plus sensibles aux charges énergétiques.
Les solutions d'installation disponibles
PAC Air/Air : le remplacement direct des convecteurs
La pompe à chaleur air/air est la solution la plus simple à mettre en oeuvre dans une maison équipée de convecteurs. Elle ne nécessite pas de créer un réseau hydraulique : les unités intérieures (split systems) remplacent directement les convecteurs pièce par pièce, ou une solution multizone couvre l'ensemble du logement depuis un seul groupe extérieur. Le coût d'installation pour une maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais se situe entre 5 000 et 9 000 euros tout compris, selon le nombre de pièces et la puissance nécessaire. La réversibilité est incluse d'office, ce qui ajoute la climatisation sans surcoût. En revanche, cette solution ne produit pas d'eau chaude sanitaire et nécessite un traitement séparé pour ce besoin.
PAC Air/Eau : la solution complète avec réseau hydraulique
La PAC air/eau représente la solution la plus complète pour une maison tout-électrique. Elle alimente un circuit hydraulique distribué à des radiateurs à inertie, à des ventilo-convecteurs ou à un plancher chauffant hydraulique. Elle peut également assurer la production d'eau chaude sanitaire via un ballon de stockage. Pour une maison du Pas-de-Calais sans circuit hydraulique existant, le coût inclut la création de ce réseau, ce qui explique la fourchette de prix plus élevée : entre 10 000 et 16 000 euros en configuration standard. Si la maison possède déjà des radiateurs à eau (ancienne chaudière fioul ou gaz remplacée), le coût de remplacement se réduit à 8 500 à 12 000 euros. Dans le contexte du bassin minier où de nombreuses maisons de corons ont été modernisées avec des chaudières fioul, ce scénario est fréquent.
La solution mixte : PAC + ballon thermodynamique
Pour les propriétaires qui souhaitent remplacer progressivement leur système, une approche mixte consiste à installer d'abord une PAC air/air pour couvrir le chauffage et la climatisation, puis à ajouter un ballon thermodynamique pour l'eau chaude sanitaire. Cette stratégie permet d'échelonner les investissements tout en bénéficiant d'aides sur chaque poste. Le ballon thermodynamique seul coûte entre 2 500 et 4 500 euros installé, avec des aides spécifiques. Au total, sur deux ans, le coût est légèrement supérieur à une installation globale, mais le reste à charge initial est réduit.
Aides et financement disponibles dans le Pas-de-Calais
En 2026, les propriétaires du Pas-de-Calais disposent de plusieurs leviers financiers pour réduire substantiellement le coût d'installation d'une pompe à chaleur.
MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros
MaPrimeRénov' est le dispositif principal de l'État pour soutenir les travaux de rénovation énergétique. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau en remplacement d'un système tout-électrique, le montant peut atteindre 5 000 euros selon les revenus du ménage. Les ménages aux revenus modestes et très modestes bénéficient des taux d'aide les plus élevés. Dans le Pas-de-Calais, département aux revenus médians inférieurs à la moyenne nationale, une large proportion de propriétaires peut prétendre aux taux les plus avantageux. La demande se fait exclusivement via la plateforme France Rénov' et doit obligatoirement passer par un artisan RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : jusqu'à 4 000 euros
Les fournisseurs d'énergie (EDF, Total Énergies, Engie, etc.) financent une partie des travaux en échange de certificats d'économies d'énergie. Pour une PAC air/eau installée dans une maison ancienne, la prime CEE peut atteindre 4 000 euros selon le volume de travaux et les conditions de l'opération. Ces primes sont cumulables avec MaPrimeRénov', ce qui permet d'atteindre jusqu'à 9 000 euros d'aides combinées sur une installation complète. Il est conseillé de comparer les offres de plusieurs organismes collecteurs avant de signer, les montants pouvant varier sensiblement.
L'Éco-PTZ : jusqu'à 15 000 euros sans intérêts
L'Éco-Prêt à Taux Zéro permet de financer jusqu'à 15 000 euros de travaux d'isolation et de remplacement du système de chauffage sans payer d'intérêts. Il est disponible auprès de la plupart des établissements bancaires conventionnés. Pour un propriétaire du Pas-de-Calais qui veut financer l'installation d'une PAC air/eau et le remplacement des fenêtres dans la même opération, l'Éco-PTZ peut couvrir l'intégralité du reste à charge après aides. La durée de remboursement peut aller jusqu'à 20 ans, ce qui rend les mensualités parfaitement absorbables compte tenu des économies sur la facture d'électricité.
Le bonus sortie de passoire thermique et la TVA à 5,5%
Pour les logements classés F ou G au DPE — et ils sont nombreux dans le Pas-de-Calais — un bonus supplémentaire de 1 500 à 3 000 euros peut s'ajouter aux aides de base si les travaux permettent de sortir le logement du statut de passoire thermique. Ce bonus "sortie de passoire" s'inscrit dans le cadre de MaPrimeRénov' Parcours accompagné. Par ailleurs, l'ensemble des travaux de rénovation énergétique bénéficie d'une TVA réduite à 5,5 % au lieu de 10 %, ce qui représente une économie non négligeable sur une installation à 12 000 euros bruts.
Attention : Pour bénéficier de MaPrimeRénov' et des CEE, les travaux doivent impérativement être réalisés par un professionnel certifié RGE. Vérifiez systématiquement cette certification avant de signer tout devis. Le Pas-de-Calais compte de nombreux installateurs qualifiés, notamment dans les agglomérations de Lens, Arras, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer. La demande d'aide doit également être effectuée AVANT le début des travaux.
DPE et obligations réglementaires pour les propriétaires du Pas-de-Calais
La réglementation sur les passoires thermiques représente une contrainte croissante pour les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais. Le calendrier est le suivant : depuis janvier 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location. En 2028, cette interdiction s'étendra aux logements classés F. En 2034, les logements E seront également concernés.
Or, le Pas-de-Calais présente une proportion élevée de logements énergivores. Le parc de maisons de corons du bassin minier — bien que progressivement rénové — compte encore de nombreux logements G et F. Les maisons de maître des campagnes artésiennes, les immeubles du bord de mer et les pavillons des années 1970 des communes périurbaines sont particulièrement concernés. Pour les propriétaires bailleurs de Lens, Hénin-Beaumont, Liévin, Carvin ou Vendin-le-Vieil, la pression réglementaire s'ajoute à la pression économique pour rendre la rénovation urgente.
Un logement classé G avec des convecteurs électriques peut passer en classe C ou D après installation d'une PAC air/eau, à condition que l'isolation de l'enveloppe soit suffisante. Si l'isolation reste insuffisante, la PAC seule peut ne pas suffire à faire passer le logement de G à une classe autorisée à la location. C'est pourquoi une approche globale — isolation des combles, des murs, remplacement des fenêtres et installation d'une PAC — est souvent recommandée, avec des aides bonifiées pour les projets complets.
À noter que les propriétaires occupants ne sont pas soumis aux mêmes obligations légales d'interdiction, mais la dépréciation de la valeur des biens énergivores et la hausse continue des charges d'énergie créent une incitation économique équivalente à agir.
Cas concret : un pavillon des années 1975 à Lens avec convecteurs électriques
Prenons l'exemple de Marie et Thierry, propriétaires d'un pavillon de 105 m² construit en 1975 à Lens, dans le quartier Saint-Léonard. Le logement est entièrement chauffé par sept convecteurs électriques (dont deux dans les chambres, un dans le salon, un dans la cuisine et trois dans les pièces de service), complétés par un chauffe-eau électrique de 200 litres. Leur facture d'électricité annuelle s'élève à 3 200 euros pour le seul poste énergie (chauffage + eau chaude + électricité courante). Le DPE affiche un score F, avec une consommation primaire de 380 kWh/m²/an.
La solution retenue et son coût
Après visite d'un conseiller France Rénov' et obtention de trois devis, Marie et Thierry optent pour une PAC air/eau de 9 kW (marque Daikin ou Mitsubishi Electric, fabriqués avec des composants adaptés aux hivers atlantiques) alimentant quatre radiateurs à inertie sèche dans les pièces principales, associée à un ballon thermodynamique de 250 litres pour l'eau chaude sanitaire. Le coût total brut s'élève à 14 200 euros (PAC + ballon + installation + création du réseau hydraulique simplifié).
Les aides obtenues et le reste à charge
- MaPrimeRénov' (revenus intermédiaires) : 4 200 euros
- Prime CEE négociée avec un opérateur : 2 800 euros
- TVA à 5,5 % au lieu de 10 % : économie de 640 euros
- Reste à charge final : environ 6 560 euros
- Financement via Éco-PTZ sur 10 ans : 55 euros/mois sans intérêts
Les économies constatées la première année
La première saison de chauffe complète après installation, Marie et Thierry observent une consommation électrique totale de chauffage et eau chaude de 4 800 kWh, contre 16 500 kWh l'année précédente. La facture d'électricité globale passe de 3 200 euros à 1 050 euros, soit une économie annuelle de 2 150 euros. En tenant compte des mensualités de l'Éco-PTZ (660 euros/an), le gain net réel la première année est de 1 490 euros. Dès le remboursement du prêt à l'issue de la dixième année, l'économie annuelle nette sera de plus de 2 300 euros (en intégrant la hausse des tarifs électriques). Le DPE du logement est repassé en classe C, ce qui valorise le bien et simplifie toute revente ou transmission future.
Notre verdict : l'investissement le plus rentable en rénovation
Dans le contexte du Pas-de-Calais — climat océanique doux favorable aux PAC, parc immobilier ancien à forte proportion de logements tout-électrique, prix de l'immobilier modérés rendant chaque euro d'aide plus impactant — le remplacement des convecteurs électriques par une pompe à chaleur air/eau ou air/air est sans conteste l'investissement de rénovation le plus rentable qu'un propriétaire puisse réaliser.
La rentabilité est rapide (3 à 6 ans), les aides sont substantielles (jusqu'à 9 000 euros cumulés), le confort thermique est durablement amélioré et les obligations réglementaires liées aux passoires thermiques sont anticipées. Pour les propriétaires bailleurs du bassin minier ou des communes côtières, l'urgence est encore plus grande face aux nouvelles interdictions de location.
Continuer à chauffer sa maison du Pas-de-Calais avec des convecteurs électriques en 2026, c'est dépenser inutilement entre 1 500 et 2 500 euros de trop chaque année, tout en contribuant à dévaluer son bien immobilier. La question n'est donc plus vraiment "PAC ou radiateurs électriques ?" mais "à quel moment décider d'installer une pompe à chaleur ?".
Pour aller plus loin
Sources
- France Rénov' — Portail officiel de la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
- ADEME — Agence de la transition écologique, données sur les performances des PAC et les économies d'énergie : ademe.fr
- Ministère de la Transition Écologique — Réglementation DPE et interdictions de location des passoires thermiques : ecologie.gouv.fr
- ATMO Hauts-de-France — Données climatiques et qualité de l'air dans le Pas-de-Calais : atmo-hdf.fr
- Agence nationale de l'habitat (ANAH) — Conditions d'éligibilité MaPrimeRénov' 2026 : anah.gouv.fr
- Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) — État du parc résidentiel dans les Hauts-de-France et le Pas-de-Calais : statistiques.developpement-durable.gouv.fr